Lancement de son 3ieme livre: Ismaila Badji plaide pour les femmes

publié le 2021-01-06

Lancement de son 3ieme livre: Ismaila Badji plaide pour les femmes



Présentation de son nouveau livre « Le Destin de Diariana »

Ecrit dans un style classique, Ismaila Badji sort son troisième livre intitulé le Destin de Diariana le 04 Janvier 2021. Dans ce roman l’auteur fait un plaidoyer en l’honneur des femmes. Il évoque les phénomènes du mariage forcé, la polygamie, les violences sexuelles et physiques entre autres sujets de société représentant tous de réelles entraves sur le chemin du bonheur conjugal et professionnel féminin.

Diariana, qui est l’héroïne de ce récit ne s’avouera pas vaincue. Elle réussira à se reconstruire malgré les coups de la vie. Son histoire est d’une exemplarité distincte et inspirante pour toutes ces femmes qui souffrent en silence et qui aspirent à une émancipation, et à une vie sociale et professionnelle réussie. Dans sa nouvelle production littéraire, Ismaila nous parle également de l’incroyable force du pardon, de comment guérir d’une trahison entre autres thèmes.

Diariana est donnée en mariage malgré elle

Son destin était donc scellé. Elle ne pouvait qu’attendre, désespérée, que ce jour arrive. En attendant, l’idée de terminer enfin sa formation la réconfortait. Le mariage approchait à grands pas. Les préparatifs allaient bon train. Fanta, sa mère s’était fait coudre une série de grands boubous. Le mariage allait être célébré conformément aux traditions peulhs. Diariana, malgré qu’elle n’ait toujours pas accepté ce mariage en son for intérieur, n’eût d’autres solutions que de lâcher du lest. Les invitations fuyaient. La grande famille fut mise au courant. Le jour de la célébration de l’événement tant attendu par ses parents, ses tantes préparèrent la nouvelle mariée comme le voulait la tradition. Diariana était sublime dans ses tenues ce jour-là. Les amis, la famille, les voisins tous étaient présents, chantant et dansant à son honneur. Car elle était aimée de tous..

Boubacar viole son épouse pour la première fois

Il commença à déshabiller Diariana qui n’avait aucunement envie de faire l’amour cette nuit surtout après ce qu’il venait de dire. Il retira de force le pagne de Diariana qui opposait un léger refus en contractant ses membres. Il lui écarta les jambes malgré qu’elle résistât. Boubacar souleva les bras de Diariana jusqu'à ce que ceux-ci soient au-dessus de sa tête, les plaqua contre la tête de lit et lui ordonna d’un ton agressif d’écarter davantage ses jambes ce que Diariana refusa. Il lui donna deux grandes gifles. Ses larmes coulèrent instantanément. Pressé d’assouvir sa sale besogne, il pénétra son épouse malgré elle. Ses coups de reins frénétiques et secs faisaient crier de douleur la pauvre femme.  Les pleurs de Diariana s’étaient à présent confondus à ceux de la petite Aminata tard dans la nuit. Qui pour la sauver de ce viol conjugal ? Ils étaient seuls dans la chambre. Après avoir atteint son orgasme seul, il tenta d’embrasser Diariana qui l’esquiva en tournant sa tête vers le côté droit du lit. Il posa sa main sur la gorge de son épouse et la lui serra comme pour l’étrangler afin qu’elle accepte ce baiser maléfique et rempli de dégoût. Elle fût obligée de l’accepter de peur qu’il l’étrangle. C’était la première fois qu’il la violait (…)

 

Diariana venait d’avoir une coépouse

Diariana n’était pas encore au courant. Boubacar avait pris une deuxième femme. Comme si la mort de sa fille lui était déjà passée, sa mère lui avait proposé d’épouser une de ses cousines. Elle s’appelait Hawa. Elle était très jeune et belle. Une grande cérémonie fût organisée en cet honneur. La cérémonie fût célébrée chez Ma Aminata. Un mariage grandiose. Tous les parents avaient quitté le village pour y assister le temps d’un week-end. Diariana fût informée le jour même du mariage qu’elle avait une coépouse. Une de ses belles-sœurs se chargea de le lui dire après que l’union fût scellée vers les coups de dix-sept heures. Le plus grave c’est qu’elle devait l’informer que sa coépouse rejoindra le domicile conjugal le soir même. Jusque-là son mari ne lui en avait pas touché un seul mot. Ce fût chose faite. Diariana n’arrivait pas à trouver le sommeil depuis sa chambre, où elle était couchée avec son fils. C’est alors qu’aux alentours de vingt-trois heures,  elle entendit la porte d’entrée s’ouvrir. Des chants dans leur langue natale retentissaient. Ces mêmes refrains lui avaient été chantés il y a quelques années alors qu’elle rejoignait pour la première fois cette maison qu’elle partagerait désormais avec Hawa.

Diariana se leva et colla son oreille à la porte de sa chambre. Les voix se faisaient de plus en plus fortes dans la paisible nuit. Boubacar avait emménagé la chambre attenante à celle de Diariana pour y loger sa nouvelle épouse. Cette nuit-là, Diariana ne dormit pas. Les parents qui avaient accompagnés la nouvelle mariée faisaient les pratiques coutumières afin d’installer Hawa dans sa nouvelle demeure. Ces pratiques peuvent parfois durer plus de trois heures de temps. Personne n’avait demandé à voir Diariana. (…)

 

Oumou avoue à Diariana qu’elle est l’unique responsable derriére son licenciement

 

-Diariana, je sais que tu te doutes bien que j’ai insisté pour que cette rencontre ait lieu pour me faire pardonner. Dit Oumou en déposant sa cuillère sur la table. Je te demande sincèrement pardon pour tout le mal que je t’ai fait Diariana. J’ai partagé tes photos avec les collègues sans ton consentement. J’ai raconté des contre-vérités dans ton dos juste pour que les collègues n’aient plus confiance en toi. Pardonnes-moi. Elle prononçait ces mots les larmes aux yeux.

-Je sais Oumou. Je suis au courant de tout cela et rassures toi je te pardonne du fond du cœur. C’est une erreur et ca appartient au passé maintenant. Parlons d’autre chose. Lui répondit-elle en lui tendant un mouchoir.

-Ce n’est pas tout Diariana. Il faut que je t’avoue une chose.

-Mais qu’y a – t-il donc encore ?

-C’est moi qui ait … sniff… C’est moi qui ait… sniff

-Mais dis-moi Oumou ? Quoi ? Qu’as-tu fait ?

-C’est moi qui suis à l’origine de ton renvoi. C’est moi qui ait envoyé le mail contenant les insultes au siège. C’est moi qui l’aie fait. Pardonnes moi s’il te plaît , s’il te plaît, s’il te plaît Diariana. Elle était à présent à genoux devant elle.

Diarianna était sous le choc. C’était donc Oumou l’auteure de ce mail. Elle n’en revenait pas.

 

Diariana demande le divorce

 

Le lendemain, Boubacar avait respecté sa promesse. Ses oncles étaient là. Il régnait un silence lourd dans le salon. Un silence inhabituel. Car leur voix se faisait entendre lorsqu’ils étaient à la maison. Ils riaient aux éclats. Mais ce jour était différent. On pouvait entendre une mouche voler dans le salon. Hawa leur avait ouvert la porte, les avait installé et leur avait donné à boire. Elle venait d’informer Boubacar de leur arrivée. Ce dernier les rejoint dans le salon. Après de brèves salutations, il invita Diariana à les rejoindre. Elle ne se fit pas désirer. Elle salua les hommes et prit place. Hawa avait regagné sa chambre. Boubacar a démarré la conversation.

-Chers Oncles, je vous remercie d’avoir répondu à mon appel. Ce qui nous réuni aujourd’hui n’est certainement pas un sujet agréable. Diariana et moi avons fait presque huit ans de mariage. Vous-même étiez présents lorsque cette union fut scellée depuis Conakry. Allah nous a fait grâce de deux enfants. Mouhamed et Ma Aminata qui nous a quittés très tôt. Mais aujourd’hui, nous ne pouvons plus vivre ensemble. Je la libères devant vous pour que vous soyez témoins de notre séparation. Diariana, moi Boubacar, ton mari je t’accorde le divorce. Que la paix soit avec toi ! Wa Salam.

Il venait de terminer son propos.

-Qu’as-tu à dire Diariana ? demanda l’oncle aîné

-Je vous remercie chers oncles et toi Boubacar. Notre mariage s’arrête ici aujourd’hui pour le bien de tous. Je te demande pardon à mon tour pour mes manquements en tant qu’épouse. J’accepte le divorce. Wa salam

L’oncle compris par le sérieux et l’empressement qui nourrissaient le ton de leurs propos qu’entre ces ex-époux aucune médiation n’aurait pu être nécessaire et possible. (…)

 

Diariana vivait seule avec sa mère et son fils

-Diariana, tu as un fils à élever. Tu dois payer son éducation et l’entretenir, il te faut donc trouver un travail. Tu n’as personne dans ta vie. Il faut trouver un travail pour subvenir à tes besoins. Moi si tu veux je peux rentrer à Conakry. Comme cela je ne serai plus une charge supplémentaire. Je vivrais bien avec ta tante. Elle est seule depuis la mort de ton oncle.

-Non ! interrompit t- elle sa mère. Non ! Je n’ai que toi en ce moments si difficiles tu ne peux pas m’abandonner toi aussi. Elle avait les larmes aux yeux en prononçant ces mots.

Fanta l’a saisit dans ses bras pour la réconforter. Les deux femmes commencèrent ensuite à préparer le petit- déjeuner. Mouhamed venait de se réveiller. Il s’installa devant la télévision.

Diariana était ce jour là plus que jamais déterminée à gagner de l’argent, non seulement pour vivre avec son fils, mais pour garder sa mère à ses côtés. Elle savait que si la situation ne s’améliorait pas cette dernière rentrerait à Conakry pour lui ôter une charge supplémentaire. (…)

 

 

 

 

 

Diariana refait sa vie et tombe sous le charme d’un nouvel homme

 

Un grand sourire s’affichait sur son visage, le premier depuis bien longtemps. Mais le premier de plusieurs belles soirées qu’elle passera au sein de ce restaurant. Diariana, n’avait pas regretté d’avoir commencer ce travail. Au courant des sept mois qu’elle avait passé dans ce milieu, elle a pu nettement améliorer sa situation financière. Elle recevait son salaire mais aussi des pourboires, lesquels dépassaient quelques fois ses attentes. Ce cadre était fréquenté par les plus nantis de la capitale. Elle avait inscrit son fils Mouhamed dans une meilleure école et avait déménagé dans un plus grand appartement avec sa mère.

Elle avait rencontré beaucoup de monde durant ces soirées au restaurant. Mais une rencontre parmi celles-là allaient bouleverser à jamais sa vie. Daouda, un riche homme d’affaires était particulièrement intéressé par Diariana. Ils avaient commencé à sortir ensemble. Il connaissait son vécu notamment les péripéties de son premier mariage. Il la couvrait de cadeaux. Fanta aimait Daouda pour sa politesse et sa dévotion pour la religion.

Mais la principale concernée s’inquiétait d’une chose face à son nouvel homme. Elle décida d’aborder le sujet lorsque celui-ci lui proposa de l’épouser. (…)




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